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(A chanter sur l'air de "Les copains d'abord" de Georges Brassens)
Non, ce n'etait pas le bateau
Du grand Surcouf, leur radeau.
Qu'on se le dise au fond des bois,
Dis' au fond des bois.
Ils naviguaient en per' peinards,
Sur la grand mare des canards ;
Et s'app'laient les compagnons d'arm',
Les compagnons d'arm'.
Le soir, autour d'un feu de camp,
Ils buvaient une bouteille de blanc.
N'en deplaisent aux p'tits snobinards,
Aux p'tits snobinards.
Guillaume et les deux Arnauds,
N'etaient pas des enfants d'salauds.
Et encore moins une bande de harls,
Les compagnons d'arm'.
C'etaient pas des amis de lux',
Groen ,Geoffroy, Oli et Gus,
Cedric, Bishop et Gomd'or,
Sodomisator.
C'etaient pas des amis choisis
Par Jeanno ou d'autres abrutis.
Mais on va pas verser une larme,
Les compagnons d'armes.
C'etaient pas des anges non plus,
L'evangile, ils l'avaient pas lu,
Mais ils s'aimaient toutes voil' dehors,
Toutes voil' dehors.
Scout toujours, Fight et compagnie,
C'etait leur seule litanie,
Un veritable appel aux arm'
Des compagnons d'arm'.
A la vue d'un tas de connards,
C'est l'amitie qui prenait l'quart.
C'est ell' qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils etaient en detresse,
Que leurs bras lancaient des machettes,
Les envahisseurs avaient mal ;
Les compagnons d'arm'.
Au rendez-vous des bons copains,
Y' avaient pas souvent de lapins.
Quand l'un d'entre eux manquait a bord,
C'est qu'il etait mort
Creve saoul sur un barbele.
Et jamais on ne l'oubliait
Cent ans apres, coquin de sort ;
On s'marrait encore.
Des radeaux, j'en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n'ai jamais vire de bord,
Mais vire de bord ,
Naviguait en per' peinard
Sur la grand marre des canards.
Et portait les compagnons d'arm',
Les compagnons d'arm'.